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La hausse du prix du pétrole est une bonne nouvelle pour les fibres naturelles

Par Sean Pratt
Westren Producer, salle des nouvelles de Saskatoon, 11 mai 2006

CHICAGO, Ill. — Les agriculteurs sont, on le comprend bien, préoccupés par la hausse du prix du pétrole. Mais il y a au moins une bonne raison de s’en réjouir : la hausse du prix du pétrole entraîne une augmentation du coût de la matière première des tissus de polyester, ce qui crée un débouché pour les fibres naturelles comme le coton, le lin et le chanvre.

« À mesure que le prix du pétrole continue d’augmenter, le prix du polyester augmente lui aussi », dit Guy Carpenter, président de Cape Fear Apparel, une entreprise de la Caroline du Nord qui fabrique des vêtements à partir de fibres de culture biologique et durable.

Les prix des vêtements faits de fibres naturelles sont devenus plus concurrentiels par rapport à ceux des articles de polyester et un segment petit mais en croissance du marché des vêtements en fibres naturelles se convertit au biologique. Selon l’enquête 2006 auprès des fabricants de l’Organic Trade Association, en 2005, les ventes de fibres biologiques aux États-Unis étaient de 160 millions de dollars, soit une hausse de 44 % par rapport à la dernière enquête effectuée en 2003.

Bien que 160 millions de dollars ne représentent qu’une minuscule fraction des 207 milliards de dollars de l’industrie américaine du linge et des vêtements, il y a une demande en croissance de vêtements faits de matériaux biologiques dans certains segments du marché de détail.

Les clients des designers haut-de-gamme demandent de plus en plus souvent ce type de tissu, dit Lori Wyman, l’agente de liaison du forum des fibres de l’Organic Trade Association.

« Leurs clients s’intéressent beaucoup à la mode issue de l’agriculture durable et biologique parce qu’ils sont très sensibilisés aux questions environnementales », dit-elle. Il y a aussi un marché naissant formé de personnes dans la trentaine qui ont grandi à l’ère du recyclage et qui exigent des vêtements biologiques pour leurs bébés.

« Ils ne veulent pas mettre des vêtements conventionnels sur leur nouveau-né », dit Wyman.

En avril, le plus grand détaillant au monde, Wal-Mart, a annoncé que, pour satisfaire à cette demande, il lançait une gamme de vêtements en coton biologique destinés aux bébés.

Roian Atwood, directeur des vêtements biologiques chez American Apparel, un fabricant de vêtements à la mode de Los Angeles, dit que les clients lui réclament tout le temps une plus grande variété de couleurs et de modèles dans la gamme des vêtements biologiques.

Quatre-vingt-dix pour cent des vêtements d’American Apparel sont en coton et de cinq à sept pour cent de ceux-ci sont des vêtements de coton biologique à 100 %. Les possibilités de la société sont limitées par le manque de fibre biologique. « Très franchement, la chaîne d’approvisionnement n’existe tout simplement pas. Il n’y a pas assez de coton biologique pour combler tous nos besoins », dit-il.

Bien que le coton soit de loin la fibre naturelle la plus populaire, il y a un marché en croissance pour des cultures comme le lin et le chanvre, dit Carpenter. « Le chanvre et le lin sont deux des fibres les plus importantes en termes de l’accroissement de leur utilisation dans l’avenir pour le textile et les vêtements », affirme Carpenter, qui portait un pantalon de lin, une chemise en lin et des chaussures de chanvre lors de sa présentation à la conférence All Things Organic, organisée à Chicago.


Cet article est d’abord paru dans le Western Producer, et le CABC le remercie de lui avoir permis de l’afficher ici. Novembre, 2006


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